
Aujourd’hui, les crimes sur internet se font de plus en plus nombreux, aussi bien au niveau de la quantité que de leur type, et cela ouvre un nouveau débat concernant l’extradition des cyber-criminels dans les pays où le crime a été commis, étant donné que la toile permet aux pirates de commettre des crimes en dehors du pays où ils sont. En tout cas, le cas de Gary McKinnon, qui risque 60 ans de prison pour avoir infiltré le système informatique des forces militaires américaines, vient de raviver le débat.
Le représentant américain dans l’affaire, Karen Todner a précisé que les papiers nécessaires avec la demande de la Haute Cour du transfert de Gary McKinnon sont désormais entre les mains des décideurs anglais, et espère que celle-ci confirmera son refus d’arrêter son transfert aux USA. La partie anglaise dans l’affaire, représentée par le secrétaire générale du ministère de la justice, a 14 jours pour demander l’arrêt de l’extradition qui, si aucun changement d’avis n’est fait, sera bien maintenue.
Mr McKinnon est âgé de 43 ans et est atteint du syndrome d’Asperger qui affecte la personnalité et les comportements est accusé de s’être infiltré dans le système informatique de l’US Military, les forces armées américaines à la recherche d’informations prouvant que les OVNIs existent. Le système informatique qu’il a infiltré comprend également celui du Pentagon.
L’homme qui est né à Glasgow, habitant Wood Green au nord de Londres encoure jusqu’à 60 de prison ferme s’il est condamné. La semaine dernière, le secrétaire du ministère de la justice anglais a informé la famille de McKinnon que celui-ci ne pouvait pas bloquer son transfert en se basant uniquement sur son état de santé car, selon un dernier bilan de santé, son état lui permet de recevoir un traitement aussi bien aux USA qu’au Royaume-Uni, et que les prisons des deux pays sont aptes à recevoir son cas.
« Dépression sévère »
D’un autre côté, en se basant sur un rapport de deux psychiatres dont l’un américain et l’autre anglais parlant d’après leurs expériences avec les prisonniers, son avocat, Ms Todner confirme que son transfert aura un très mauvais impact sur sa santé, ce qui viole la convention européenne des droits de l’homme.
Elle affirme que s’il est extradé, sa vie sera brisée, deviendra inhumaine et que son traitement sera affecté, en ajoutant que le plus grave serait le fait qu’il ne jouisse pas d’une vie privée, et d’une famille, contrairement aux articles 2,3 et 8 de la convention.
Après 14 jours où Mr Jonhson peut répondre, l’affaire sera traitée devant un seul juge anglais qui pourra décider irréversiblement du sort de Mr McKinnon et pourra également faire appels aux témoignages si nécessaires pour décider de la suite de l’affaire.
D’un autre côté, les avocats de McKinnon affirment que celui-ci risque de se suicider à n’importe quel instant parce qu’il vit une « dépression sévère » et préfère mourir que d’être extradé.
L’affaire est proche de sa fin, et aujourd’hui, le débat est relancé quant aux pirates informatiques.
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